L’inconfiance au travail est-elle la norme ?

L’inconfiance au travail devrait être la norme pour une relation de travail apaisée et claire. Cela peut interpeller de prime abord. Voyons cela de plus près, nous allons voir que c’est tout de même logique.

J’attache beaucoup d’importance aux mots et à leur sens. Il est vrai, souvent le mot “confiance” est utilisé à tord et à travers et je trouve avec beaucoup de légèreté.

Tout d’abord, il me semble essentiel de reprendre les fondamentaux. Que dit le dictionnaire quant à la définition du terme confiance : “Sentiment de quelqu’un qui se fie entièrement à quelqu’un d’autre, à quelque chose”. 

Ensuite, qu’est ce qui régit les relations au travail ? A minima le contrat de travail. Le code du travail le définit ainsi : “dès l’instant où une personne (le salarié) s’engage à travailler, moyennant rémunération, pour le compte et sous la direction d’une autre personne (l’employeur). Son exécution entraîne un certain nombre d’obligations, tant pour le salarié que pour l’employeur”.

Maintenant, nous allons tenter de combiner les deux notions que sont la confiance et la relation au travail pour montrer leur incompatibilité.

La relation de confiance s’inscrit forcément par l’action de se fier à l’autre sans contrepartie, on s’abandonne en quelque sorte. La relation au travail quant à elle se matérialise obligatoirement par des obligations contractuelles les uns envers les autres, il y a dans les relations au travail des règles à respecter.

On constate donc, que  nous ne pouvons pas être  dans la même sphère de relation lorsqu’on parle de confiance et de travail.

c’est en sens que j’ai la conviction au moment où j’écris que la confiance dans une relation de travail fausse les règles du jeu en présence. Je préfère parler d’assurance au travail.

 J’ai abordé cette question avec beaucoup de mes collègues, ami(e)s, famille…pour tester cette théorie. Ce qui m’a surpris c’est que personne n’a pu s’imaginer parler de cela.